LE QWAN-KI-DO


Art martial : Qwan-Ki-Do

Le Qwan-ki-do est une discipline martiale dite sino-vietnamienne créée en France en 1981 par Pham Xuan-Tong.


Pham Xuan-Tong est né au Viêt-Nam en 1947. Il étudia le Vô, l'art martial traditionnel vietnamien, sous la direction de plusieurs instructeurs, dont Quan-Khy Chau (1895-1968). Selon certaines sources, ce dernier aurait été membre de la communauté chinoise des hakka et affilié à la célèbre Tsing Wu Athletic Association de Shanghai. En 1969, Pham Xuan-Tong s'installa en France où il participa au développement du Vo. En 1973, il fut l'un des fondateurs de la Fédération française de Viêt-vo-dao.
Le Qwan-ki-do enseigne les techniques de frappes classiques du Vo, associées à celles du Vat (Lutte vietnamienne), et du Tam-the (forme de gymnastique martiale proche du T'ai-ki-k'iuan chinois).



La méthode attache également une grande importance aux techniques d'armes, nécessaires pour l'obtention de certains grades. Les principales armes utilisées sont le bâton long, le bâton court, les fléaux à deux et trois branches, la hache, la hallebarde et l'épée. Le Qwan-ki-do possède son propre système philosophique, dont les concepts ont pour noms Thuat-can-chien ou Théorie de l'Approche et Kinh-dich ou Loi des Polarités. On y retrouve les théories chinoises des Cinq Eléments et des Huits Trigrammes.
Sur le plan sportif, le Qwan-ki-do propose plusieurs formes de compétitions, avec et sans arme. Les compétitions sans arme se déroulent uniquement par équipes de trois ou cinq combattants et jamais en individuels. Une épreuve technique précède obligatoirement le déroulement des combats libres. Ceux-ci autorisent une certaine variété de techniques de percussion et de projection, et s'effectuent avec une main gantée qui, seule, est autorisée de frapper au visage. Les compétitions avec armes sont au nombre de trois : celle utilisant le bâton long, celle utilisant les fléaux à deux branches et celle dite interarmes. Les armes employées sont spécialement conçues pour la compétition et les combattants portent une armure de protection.
La compétition est conçue comme permettant au pratiquant d'exprimer des connaissances loyalement, selon une réglementation adéquate qui vise la formation de l'homme vrai et non pas seulement de l'homme fort. L'épreuve a, par conséquent, valeur de test : c'est un moment de vérité qui permet de comprendre le plaisir de l'harmonie gestuelle. Mais la compétition n'est qu'une partie de l'école Qwan-ki-do. D'ailleurs, il n'existe pas de compétition individuelle. Au travers de la compétition par équipes, le participant est censé retrouver le sens de la vie communautaire.
Le Qwan-ki-do a donné naissance à une variante, le Chuong Qwan-ki-do.

Les armes du Qwan-ki-do


Les techniques d'armes du Qwan-ki-do, traditionnellement associées aux techniques à mains nues, sont parfois désignées sous les appellations de Cô-vô-dao ou Vu-khi-thuat. Elles trouvent leurs origines dans les arts chinois (Wushu) et ne sont pas sans rapport avec les systèmes d'Okinawa (Ko Budô). Les armes blanches vietnamiennes sont réparties en deux groupes : les armes de poing et de jet.
Les principales armes de poing sont les suivantes : dao (sabre classique), dai-dao-thanh-quât (grand sabre dont le manche est presque aussi long que la lame), mâ-dao (sabre de cavalerie d'origine mongole), ainsi que différents modèles de sabre à crochets, couteaux-hirondelles, couteaux-papillons, haches, hallebardes, lances à une pointe, lances à trois pointes, fourches, bâtons longs, bâtons courts, fléaux à deux ou trois branches, ...
Les principales armes de jet sont les suivantes : arcs, arbalètes, sarbacanes et fléchettes métalliques, aiguilles, billes, étoiles, baguettes, ...
Deux armes méritent une mention particulière. La première e