LE KEN-JUTSU


Art Martial - Kenjutsu

Technique du combat au sabre, qui porta plusieurs désignations au cours de sa longue histoire, avant de devenir Kendo sous une forme sportive à partir de la fin du XIXe siècle.


De très nombreuses écoles (Ryu) se distinguèrent au cours des siècles du Moyen Age japonais puisque la dextérité au sabre (Ken, Katana) était l'ambition par excellence de tout guerrier (Bushi, Samurai) ,qui y était entrainé dès son plus jeune âge pour qui la lame représentait sa vie ou sa mort. La manière de dégainer du fourreau tout en engageant le combat (Batto-Jutsu, Iai-justu) faisait partie de l'enseignement dans de nombreux style de Ken-jutsu. On pouvait compter à la fin de la période des Shogun Tokugawa (1868) autour de 2000 écoles de Ken-jutsu, dont environ 400 n'étudiaient que le Iai-jutsu. Certaines de ces écoles reposaient sur une longue tradition.



Histoire du Ken-jutsu


Dès l'ère de Nara (Nara-jidaï, 710-794), première capitale permamente du Japon, les premiers recueils historiques officiels, le Kojiki (712) et le Nihon-shoki (720) évoquent la pratique de la "voie du sabre" dans la formation des Kuge (noblesse impériale).
Au cours des siècles suivants les grandes familles féodales (Buke) se rendirent de plus en plus autonomes dans les provinces, assumant la formation de leurs propres guerriers dans le cadre des premières écoles individualisées d'arts martiaux (Ryu, Ha), avec des tentatives successives de codifications techniques de la part d'instructeurs attachés à ces clans. La nouvelle classe guerrière des Samurai s'entrainait quotidiennement aux arts martiaux (Bu-jutsu). Ce Ken-jutsu s'enseignait alors sous une forme de base, destinée à un grand nombre (Sen-ha), et sous une forme enrichie de considération tactiques et plus complexes (Ryu-ha). Avec le début de l'âge d'or des guerriers (Kamakura-jidai : 1185-1333) la "voie du sabre" (Ken-no-michi) commençait.
Ce fut également pendant cette période que de célèbres forgerons (Kaji) établirent leurs styles de fabrication de lames de sabres qui firent passer leurs noms dans l'histoire (époque des sabres anciens de Yamashiro, Yamato, Bizen, Seki, Mino, ...). La qualité et la beauté des lames, ainsi que leur forme, leur monture, évoluèrent. Jusqu'ici les sabres avaient été étudiés pour le combat à cheval, la cavalerie ayant été "la reine des batailles". Les lames étaient longues (Taichi), droites ou courbes et encore à grand rayon de courbure, et étaient portées tranchant tourné vers le bas. Lentement l'arme, objet esthétique autant qu'utilitaire, se raccourcit, trouve sa courbure idéale, moins prononcée, devient d'un maniement plus aisé, convenant mieux au combat au corps à corps.

Art Martial - Kenjutsu La période de Muromachi (1333-1573), avec ses nombreuses guerres civiles (Sengoku-jidaï), fut pour les guerriers un véritable terreau d'où allaient sortir sans cesse de nouvelles trouvailles techniques dans la technique du maniement du Katana. Jamais sans doute les disciplines martiales ne furent-elles aussi intensément étudiées dans le pays, codifiées, mais sans fioritures par les nombreuses écoles de maîtres d'armes à la solde des grands Daimyo. Car toute erreur était aussitôt sanctionnée sans appel, la mort étant partout. Les techniques de Ken-jutsu prenaient lentement mais surement forme ... Sans sources précises et crédibles on ne saura jamais le nombre exact de ces créations empiriques nées dans cette période d'instabilité chronique. Des centaines d'écoles sans doute, forcément pas toujours originales, derrière des centaines d'escrimeurs que l'habilité, ou la chance, placèrent au-dessus du lot. Quelques unes, encore vivantes de nos jours, prétendent y puiser leurs racines, donc leur crédibilité.
L'arrivée au pouvoir du clan des Tokugawa figea politiquement le Japon pendant plus de deux siècles. L'ère d'Edo, puisque la résidence du Shogun était maintenant Edo (Edo-jidai, 1603-1868), fut une longue période de paix et de prospérité au cours de laquelle les arts martiaux traditionnels tournèrent en modèles d'éducation et de culture morale.

Lentement, inexorablement, les techniques guerrières, inutiles car d'usage interdit, évoluèrent vers les voies spirituelles (Do) et esthétiques. La finalité des "voies du sabre" étant ainsi modifiées par le nouveau contexte social, les méthodes de pratique, d'enseignement et d'entraînement changèrent. L'évolution décisive se fit avec l'apparition des premières protections, encêtres des armures portées au Kendo, afin de pouvoir continuer la pratique virile mais sans risque. Dans le même ordre d'idées les Sensei enseignant le Ken-jutsu dans les Dojo au service ou non des grandes familles féodales, remplacèrent à l'entrainement la lame nue par le sabre en bois (Bokuto, appelé plus tard Boken), puis vers le milieu du XVIIIe siècle, par le sabre en lame de bambou (Shinai). Tout le monde n'accepta pas ces entrainements de substitution, où les engagements manquaient de cette authenticité qui ne pouvait exister que lors d'affrontements réels, à mort.
L'absence de danger réel dans ces nouvelles formes de pratique suscita de nombreuses oppositions dans les Dojo, où, souvent, les disciples préféraient se séparer de leur maître d'armes pour chercher à tester réellement leurs techniques en voyageant comme Ronin (Samurai sans maître) à travers le pays. Il en résultat de nouvelles recherches et évolutions, et aussi d'inévitables mélanges entre les styles. D'où la pléthore des écoles de Ken-jutsu. Mais les duels réels avec Katana étaient désormais interdits, puis même ceux avec sabre en bois, qui avaient également entrainé de nombreux décès. Le Ken-jutsu était cependant arrivé sous les Togugawa à sa pleine maturité, et le Japon compta au cours de ces siècles ses plus grands experts de sabre.
L'ère Meiji (1868-1912) figea la situation du Ken-jutsu, devenu soudain sans intérêt pour le Japon avide de modernité. La "technique du sabre" devint cependant "la voie du sabre" en survivant, pour une part importante, dans le Kendo.





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