LA BOXE BIRMANE


Sport de combat : boxe-birmane

Le nom original de la Boxe Birmane est Bama Lethwei.


Les origines de la Boxe Birmane sont encore mal connues. Selon certaines sources, la discipline était déjà pratiquée par les guerriers du roi Ujana, au début du XIVe siècle. Autrefois, les combattants s'affrontaient sur un sol de terre battue, dans un cercle d'environ sept mètres de diamètre. Les meilleurs boxeurs étaient principalement issus des ethnies Karens et Kachins.
Aujourd'hui, les combats sportifs s'effectuent sur un ring. Les pratiquants sont regroupés en quatre catégories de niveau : juniors, débutants, semi-professionnels et professionnels. Il n'y a pas de catégories de poids officielles, mais les organisateurs font le plus souvent combattre entre eux les adversaires de même gabarit. Il y a deux arbitres sur le ring et plusieurs juges, jusqu'à six, assis tout autour. Le rôle des arbitres est de veiller au bon déroulement du combat et de contrôler l'état physique des combattants. Un combat de Boxe Birmane est généralement prévu en quatre reprises, dont la durée n'est pas déterminée à l'avance. Lors des trois premières reprises, le combat est arrêté si l'un des deux boxeurs saigne du visage, est débordé par son adversaire, projeté, ou s'il décide d'abandonner. La quatrième reprise est dite au Finish et tout arrêt est définitif.



Les boxeurs sont pieds nus et vêtus d'un short large. Les techniques autorisées sont les coups de poings, les coups de pieds, les coups de genoux, les coups de tibia, les saisies et les projections. Il est interdit de frapper un adversaire au sol. Mais la grande particulier de la Boxe Birmane est que les combattants s'affrontent sans gants !
Lors des championnats, les mains sont bandées mais, à l'entraînement, les poings restent nus. Ce qui fait de la Boxe Birmane un sport violent, dont la pratique est réservée à un nombre limité de volontaires.
L'un des plus grands boxeurs birmans du XXe siècle fut Po Thit. Vers 1940, il se rendit en Thaïlande pour y défier les adeptes du Muay-thaï. Il remporta tous ses combats et finit par s'installer dans l'ancien royaume du Siam pour y enseigner son art.
Au début des années 1980, le plus grand champion de Boxe Birmane était Tha Man Kjat, de l'ethnie Kachin, et surnommé L'Homme Tigre. En 1988, un jeune boxeur du nom de Nilar Win s'est installé en France, après avoir été trois fois champion de Birmanie junior.